
« J’écoute là où ton corps murmure. »
- marcbourdon
- 14 févr.
- 1 min de lecture
Je suis là. Quand ton corps sera prêt à parler.
Je ne force rien.
Je n’impose rien.
Je suis vulnérable dans ma présence.
J’écoute.
J’attends que tu sois prêt.
Quand P. est venu me voir, il m’a dit qu’il avait besoin de force pour affronter l’hiver.
Le froid. La neige. La lourdeur des jours plus courts.
Je l’ai écouté.
Et puis j’ai écouté son corps.
Sous mes mains, quelque chose bougeait.
Quelque chose résistait.
Quelque chose voulait émerger.
Je suis restée là.
Parce que le corps parle quand l’émotion se tait.
Parce qu’une tension est un message.
Parce que ce qui est refoulé cherche toujours un chemin.
Ce n’était pas seulement l’hiver dehors.
C’était un hiver dedans.
Des deuils. Des passages. Des silences.
L’énergie figée demande à circuler.
Elle ne demande pas qu’on la brusque.
Elle demande un espace.
Alors je crée cet espace.
Un espace où tu n’as pas à être fort.
Un espace où tu peux déposer.
Un espace où ton corps peut raconter ce que tu n’as pas encore osé nommer.
Je ne fais pas “à ta place”.
Je t’accompagne dans le mouvement.
Je crois profondément que conscientiser, c’est déjà soigner.
Et parfois, la vraie force n’est pas de tenir debout contre le vent.
C’est de laisser le mouvement nous traverser.
Je suis artiste, oui.
Je vois les émotions comme des couleurs.
Les tensions comme des lignes figées.
Les libérations comme des formes qui se remettent à danser.
Le soin, c’est redonner du mouvement là où tout semblait immobile.
C’est redonner des nuances là où tout semblait gris.
Je suis là.
Quand tu es prêt.
Et ton corps sait déjà.

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