
« Le beau naît dans l’écoute de ce que le corps cherche à dire. »
- marcbourdon
- 29 janv.
- 1 min de lecture
Un jour, une amie m’envoie cette phrase :
« Les gens sont prêts à aller partout… sauf à l’intérieur. »
Je lui réponds spontanément :
« C’est beau. »
Elle me revient aussitôt avec :
« C’est beau ??? »
Cette simple question m’a arrêtée.
Elle m’a obligée à réfléchir : qu’est-ce que j’appelle beau, au juste ?
Car ici, le beau n’a rien de décoratif.
Il n’est pas dans la forme, ni dans l’abstrait.
Il est dans la justesse.
Cette phrase est belle parce qu’elle dit une vérité réelle, vécue.
Elle met des mots simples sur une difficulté profondément ancrée dans notre culture occidentale :
aller vers l’extérieur, agir, comprendre, avancer…
mais éviter le retour à soi.
En polarité, c’est précisément là que le travail commence.
Revenir à l’intérieur.
Non pas par l’analyse mentale, mais par l’écoute du corps.
Le corps, lui, ne triche pas.
Il exprime parfois une émotion bloquée depuis longtemps,
une tension, une résistance, un déséquilibre qui demande simplement à être reconnu.
La polarité invite à cette introspection douce, sensible.
À écouter ce qui se vit, plutôt que ce que l’on voudrait corriger.
Et c’est là que le lien avec le beau devient évident.
Le beau, ici, naît quand le vrai trouve sa forme juste.
Quand quelque chose d’enfoui peut enfin être accueilli.
Aller à l’intérieur demande du courage.
Mais ce que l’on peut y trouver — quand on ose —
est souvent profondément humain… et étonnamment beau.

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